lundi 1 décembre 2008

because we are blind

correspondance entre Marais PROUT PROUT PROUT

Tout d'abord je précise que l'article parlant "d'héroïnes" est bien destiné à moi, Arthur Martin, malgré le fait que je sois un garçon, contrairement à ce que semble penser mon indécrottable femmais! Mais ceci dit, quel plaisir de la voir à nouveau prendre part à ce blog!
En réaction à son article traitant de ma personne et à celui célébrant la prose de Jean D'ormesson (que j'ai vu chez Mollat vendredi dernier, quelle coïncidence!) , je me contenterai de répondre par un extrait du "LACRIMOSA" de mon Jean à moi: RÉGIS JAUFFRET. L'un des livres de la récente rentrée littéraire mais bien l'élu de mon coeur pour un bout de temps...


"Mon pauvre amour,

on dirait vraiment que je me suis suicidée pour ton plaisir d'en faire toute un histoire, une histoire sordide comme tu les aimes tant. Je me suis pendue à ta place, car tu es trop douillet, trop couard, et tu aurais eu trop peur de te rompre le cou.La mort aurait pu gâcher ta joie de raconter ton supplice. Tu veux bien être martyr, à condition de pouvoir t'en vanter.

-petit pêcheur Marseillais!
Tu tiens la mort au bout de ta ligne, et tu la jettes dans un livre comme un poisson au fond d'une épuisette. Tu t'épuises à force de la brandir à travers les rues du Vieux-port pour que le dernier des minots sache que tu as eu le courage de l'approcher, de te frotter à elle, comme un gamin se vante à la récréation d'avoir chatouillé la motte d'une copine. Qu'on en finisse, ne me fais pas durer plus longtemps. Enterre moi. Que je repose.
Quant à toi.
-va donc te coucher!
Et demain, regarde passer le temps, ne vis plus en rêvant de laisser à chaque instant derrière toi une traînée de mots poisseuse comme bave d'escargot. Prends donc de la vervaine, au lieu de ce thé, écoute le silence, essaie de l'imiter.

-Tu peux même m'oublier.
Il n'est pas bon de se souvenir des morts.Il fallait s'en souvenir avant. Eux aussi n'avaient qu'à se souvenir de vous quand ils avaient une mémoire. N'oublie pas qu'en passant de vie à trépas, ils vous ont oublié à jamais . C'est eux qui ont commencé, volontairement, par faiblesse, imprudence, vieillesse ou laisser-aller. Ils ne sont pas admirables d'avoir vécu, et ils sont méprisables de n'être plus. Les absents sont inexcusables . Réjouis toi avec ceux qui restent. On n'a jamais aimé qu'avec un coeur qui bat, un sexe au garde-à-vous, ou presque palpitant à force d'être vivant, à force d'être le contraire de ce que nous sommes dans nos tombeaux, dans nos urnes, dans les jardins où on a disséminé nos cendres.

Je cachette cette lettre à tout hasard, pour avoir la conscience tranquille. Mais on murmure que les anges sont en vacances, et de postiers nous n'en avons pas d'autres. Ce sont des sortes de pigeons voyageurs, ils se laissent tomber dans vos cheminées comme des pères Noël. Et ceux qui comme toi vivent dans des logis sans âtre, ne peuvent de toute façon espérer recevoir le moindre courrier venu de nos contrées. Si un jour tu prétendais avoir en ta possession la moindre dépêche de moi oblitérée dans l'au-delà, ce sera vantardise, mensonge, forfaiture!

Allez,je t'embrasse, mon amour. Puisque, au fond, tu t'aimes bien assez pour t'embrasser toi-même."

dimanche 30 novembre 2008

Tout simplement "Merveilleux "!


Une pensée , une soirée à pleurer sur les mots couchés dans le dernier ouvrage de Mon Jean d'Ormeuuuuuuusson , une obligation de la Femais envers le Marais d'écouter toutes les phrases qu'elle lui assermentais , citations et autres merveilles sorties du génie de cet auteur . Une réflexion sur la vie , sur les autres et une modestie à couper le souffle ..Une obsession , une vidéo , un rire léger , .... and ...

...Un moment inattendu , un passage fortuit et inespéré , une apparition , une révélation , un mythe ..La coïncidence n'est pas le fruit du hasard mais la révélation du lien Maraital .. Inaudible , en catimini , mais d'une force bien plus réelle que l'illusion qu'elle peut être amené à laisser paraitre ...


Extraits choisis .. faute de vidéo .. ou de l'inculture notable des marais à alimenter leur blog de vidéos...!

" Je dois tout aux autres . A Dieu d'abord. Et puis aux autres . Je leur dois ma langue, dont je me suis beaucoup servi , mon éducation qui ne m'a pas été inutile , l'agrément de ma vie , toutes les facilités de l'existence . Je dois aux professeurs , aux médecins ,aux soldats qui se sont fait tuer pour moi , aux paysans , aux pêcheurs, aux facteurs , aux cheminots , aux éboueurs . Je ne crois être supérieur à aucune d'entre eux . Seul qu'aurai je donc fait ? Si j'avais été Robinson , je me serais précipité à la recherche de Vendredi . "

"Il est tout à fait possible de ne pas s'inquiéter de l'amour . Les prêtres , les prisonniers , les demoiselles de nos provinces aux temps de nos arrières grands-parents, les marins au longs cours, les savants austères entourés de leurs chats peuvent penser à autre chose avec beaucoup de détachement et d'efficacité . Une fois que vous vous êtes abandonné à la funeste passion, le monde change de couleur . Il vous échappe. Un délire vous entraine. Ce n'est pas en vain que le désir est au cœur de la vie et qu'Eros règne sur les êtres humains. Les seuls instants de plénitude dans l'existence de chacun d'entre nous se confondent avec l'amour . Il n'est pas impossible qu'il s'agisse uniquement de réactions chimiques et nerveuses . Elles vous bouleversent avec une violence qui ne vous ait jamais venue de vos idées , ni de vos convictions , ni des plaisirs que vous avez pu éprouver .(...)C'est dans les brase de quelqu'un d'autre que le sens de l'existence vous est soudain révélé. Par le plus formidable des paradoxes vous n'êtes pleinement vous même qu'à l'instant ou vous perdez tout contrôle sur vous même"

" Nous étions installés dans un obscur appartement parisien ou un malaise croissant lutta bientôt contre la passion . L'idée d'être responsable de C , d'être lié à elle , de devenir un couple me paraissait aussi insupportable que l'idée de la quitter. Je voulais bien l'enlever . Je ne voulais pas la garder . (...) Je crois qu'elle m'avait aimé . Je crois qu'elle m'a méprisé. Je me suis méprisais moi même. Pendant des années , j'ai eu du mal à dormir. Des cauchemars ont peuplé mes nuits qui avaient longtemps été si douces."

Détesté d'être adulé , mais toujours une irréfutable beauté ..!

Clin d'œil aux ancestrales mais non moins dénué de sens mystique et mythique 'réveil dominical des marais '

Tu n'es qu'amour et beauté , et je suis certaine qu'en publiant cet article , celui ci ne pourra qu'être plébiscité sans conteste par tous les lecteurs (avertis..!! ) qui passeront ici .







Non loin d'un autre et énième hymne à ta personne , tu en as déjà trop par ailleurs , je prétends réaliser ici , seulement un portrait pour pointer du doigts que malgré les paradoxes et travers qui te transcendent tes paradigmes sont inébranlables . Bien qu'ils peuvent être antinomiques et complètement démentiels , voir exagérés ou sur joués ils n'en sont pas moins sincères .. et ce n'est pas avec la carrière de financier publiciste , pour laquelle c'est un principe septentrional que l'on bernera !

Tu es donc toutes les 'héroïnes' des plus grands de l'histoire du cinéma . Que l'on ne se méprenne pas , ceci n'est pas une simple lubie ludique établie sur un coup de tête ! C'est bien un travail d'analyse courant sur plusieurs années d'études et de visionnage de films les plus divers et variées , les plus beaux et les plus sensibles qui n'amène à dresser une mosaïque des femmes les plus fatales qui se recoupent en toi . Liste bien sur non exhaustive , à visionner sans modération , et qui traduise les idéologies qui te caractérisent , t'animent et que nous adorons ..



samedi 29 novembre 2008

la langue bien pendue...

En hommage à la gaffe monumentale de marie odile et d'Arthur-Martin, les bien nommés "dorifors"...
une petite série de photos où il conviendra de déceler la part de méchanceté et de rancoeur de chacun derrière les sourires de façade...
(enfin moi en ce qui me concerne j'ai passé une délicieuse soirée!)









lundi 13 octobre 2008

la guardiaaaaaaaa y la coooonncha!














Depuis cet été, le marais prend de plus en plus goût aux "petits week-end Basques" chez maman...
L'heure est donc venue pour lui de faire découvrir ces contrées à l'Irish Scotty, en juste retour de pendule après avoir tenu le rôle du néophyte Irlandais.
Au programme: prestations familiales et complicité céleste entre maman marais et tonton Youenne, découverte de St jean de luz pour ce dernier et surtout chaude soirée à San Sebastien où la Concha nous livre ses trésors...et où les hostels nous ferment leurs portes...Ce sera donc dodo dans la voiture au sous sol d'un parking caniculaire, enjoy.
tout ça pour débouler à H et M le lendemain dans un état second et fister le CPAG de la plus belle façon qui soit...

jeudi 9 octobre 2008

départ d'une apprentie canadienne et d'une Lyonnaise des crocs

















Lors de cette soirée il fut tentant  de dire  "nous nous sommes tant aimés" durant "nos meilleures années" et "ne me quitte pas"... Mais bien qu'il semblerait qu'une page se tourne sur le brouillon d'un début de jeunesse mouvementée, l'heure est à la fête et pas (encore) aux larmes.
Et oui! Marie nous abandonne (hystérie du marais) pour tenter l'expérience "enrichissante" de la jeunesse au pair au Canada (elle aurait pu choisir l'Angleterre mais non c'était trop près).
Quant à micro femmais (désormais surnommée, pour des raisons d'actualité, "micro subprimes") elle abandonne également son binôme blogueur pour rejoindre son Master 2 à Lyon.
Mais si ces deux crimes sont prétextes à renouer avec la bonne humeur "Franchouillarde" on le leur pardonne bien volontier. 
Pour la cérémonie d'adieux des deux reines (déchues), toute la bande est conviée, à laquelle il faut rajouter le rockeur Nico, "pote" et ses amis (cf article Amsterdam), Laure, amie Bordelaise de la ptite rouquine ainsi que frère Hallard. 
Le pèlerinage est convaincant en matière de libations, beaucoup moins d'un point de vue gustatif mais l'important est dans les zygomatiques  plus que dans l'assiette. Quelle autre gargote aurait été plus légitime alors que c'est en ses murs  que les deux rouquins firent connaissance, et ce de la façon la plus libidinale qui soit ( tout le monde connaît cette histoire).

On se croirait à la recherche du temps perdu mais c'est bien l'avenir qui s'ouvre à ces deux dindes, laissant derrière elles des souvenirs de verre cassé, de table renversée, de "petits levés" et de périples variés. Heureusement que les nouvelles recrues apportent à la soirée une image vierge et une grivoiserie bienvenue, permettant au chant du cygne de se muer en farandole. 
Après le resto, voilà que même l'Irlande se joint à nous pour fusionner avec le mouvement et que les portes de "la suite" s'ouvrent plus ou moins gratuitement (seule l'osmose émanent des rouquins les dispense de paiement, le reste de la troupe devant s'acquitter de son dû...)
Si la sortie de boite  aura déjà quelques relents d'amertume (dont certains prennent forme de manière très concrète) ,  ne parlons pas du coucher, tellement superfétatoire au regard du réveil sonnant 1h plus tard...
Seul le marais n'a pas entendu le carillon et quand il se réveille il est déjà trop tard, il ne reste sur les matelas que le poids du passé et des draps froissés...

Bonjour tristesse et bonne chance  déesses.